CONVERGENCE SERVICES PUBLICS COMMINGES (CGT Comminges)

Il est évident que la grève des transports est une difficulté supplémentaire dans la vie quotidienne des salarié(e)s et des usagers de manière générale. Mais les interroger sur cette seule gêne en parlant de manière récurrente de « galère » et de « prise en otage » montre surtout que la réalité de ce que nous vivons au quotidien n’est pas pris en compte par le gouvernement et par les médias qui relaient cette propagande antigrève.

Pour commencer, et il est bon de le rappeler, le droit de grève existe et heureusement car c’est un des derniers moyens de résistance des salarié(e)s du privé comme du public. Les arguments qui veulent faire croire que le secteur public en abuse est surtout le triste constat que le secteur privé en est de plus en plus dépourvu car les occasions de l’utiliser sont pourtant nombreuses (pénibilité, précarité, licenciement, stress etc).

En ce qui concerne les transports publics, les grèves ne représentent que 2 % des problèmes de retard ou d’annulation de train. Alors pourquoi ne parlons-nous pas des 98% autres motifs ??

Ø Non prise en charge par Réseau Ferré de France (RFF) de l’entretien des voies comme le démontre en Comminges le manque d’entretien de la voie Montréjeau Luchon. Nous avons rappelé le 20 devant la sous préfecture que le train mettait deux minutes de moins qu’il y a 102 ans ; est ce cela le progrès pour les usagers.

Ø Diminution ou fermeture des arrêts et des gares.

Ø Priorité à la vitrine de la SNCF qu’est le TGV.

Rajoutons que derrière le pseudo grenelle de l’environnement, la fermeture des gares fret et la mise sur la route de milliers de camions montrent la cohérence des politiques mises en place !! La pâte de l’usine Tembec de St Gaudens sera transportés à 80% par camion faute d’une offre valable par la SNCF. C’est exemple pourrait être multiplié par beaucoup d’autres dans la région et dans le pays

Il paraît que les usagers sont pris en otage !! C’est exact mais par qui ?

Lorsque nous sommes mis devant le fait accomplis des fermetures d’hôpitaux et maternités de proximités, de tribunaux, de bureaux de Poste, des classes qui ne peuvent plus accepter nos enfants dès l’age de 2 ans, des écoles qui se regroupent par canton augmentant les trajets et donc la fatigue des élèves, les personnels enseignants et d’éducation qui diminuent, les trésoreries qui sont supprimées les unes derrière les autres, la diminution du personnel pour entretenir les approvisionnements en gaz et électricité, les fonds de la recherche en diminution ou orientés vers les activités mercantiles…qui sont les preneurs d’otages ? oui nous connaissons tout cela en Comminges comme dans le reste du pays et la liste serait longue à énumérer (23 bureaux de postes, fermeture du TGI et tribunal de commerce, fermeture d’accueil edf, – 20% de l’effectif EDF, suppression de perceptions, précarisation de l’emploi à l’Hôpital et manque de personnel soignant, etc… le Comminges durement touché)

Rajoutons à cela la culpabilisation des malades avec la franchise médicale et demain l’instauration d’une franchise sur l’aide juridictionnelle et vous aurez la panoplie complète d’une politique qui veut faire payer ceux qui ont le plus besoin de la solidarité nationale. C’est ce qu’ils appellent « en finir avec le modèle social » comme le dis sans aucun complexe Denis Kesler l’un des idéologues du MEDEF.

Nous, usagers des services publics, affirmons que le problème principal est cette commercialisation au maximum de tous les secteurs relatifs aux besoins essentiels des populations et donc l’incapacité croissante d’exercer nos droits aux soins et à la protection sociale, à l’éducation, à la formation et à un emploi, au logement, à l’énergie, aux transports, à la communication et plus largement à tout ce qui permet une vie dans la dignité depuis la naissance jusqu’à la fin de sa vie.

Nous sommes plus que solidaires des luttes en cours et à venir, nous en sommes partie prenante. C’est pour ces raisons que nous sommes mobilisés comme en Charente le 17 novembre dernier pour lancer une campagne avec des cahiers d’exigences de service public et que nous la continuerons dans les semaines qui suivent.

Tous ensemble continuons à accentuer la convergence des luttes pour une société solidaire et fraternelle et donc en défendant et développant son service public !

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